Fil d’actualité

Deux millions d’envahisseurs dans la Zone 51?

Courir comme Naruto pour s’infiltrer dans la Zone 51, ça vous dit quelque chose?

Le personnage d’animé Naruto est devenu un meme sur internet, notamment à cause de sa manière de courir. Crédit : Tenor.

Strom Area 51, They Can’t Stop All of Us « Envahissons la Zone 51, ils ne pourront pas tous nous arrêter »

Au mois de juin, des utilisateurs ont créé cet étrange évènement sur Facebook. Le rassemblement est prévu le 20 septembre. Sa description : « Si nous courons comme Naruto, nous irons plus vite que leurs balles. Allons voir ces aliens! » 

Aujourd’hui, plus de deux millions de personnes déclarent participer à l’évènement et plus d’un million se disent « intéressé(e)s ».

Au début, juste une blague… 

Les réseaux sociaux permettent beaucoup de choses. Comme de partager des memes (images accompagnées de textes faisant référence à des situations reconnaissables) et d’organiser des événements fictifs pour blaguer. 

C’était le but des trois utilisateurs qui ont créé cet événement. Le premier tient une page dédiée au memes. Les autres sont un organisateur d’événement et un joueur de jeux vidéo

Le principal créateur de l’événement est Matty Roberts. C’est à lui qu’appartient la page de memes. Dans une interview pour la chaîne américaine CBS, il explique que l’intention première était « satirique » (faire une blague pour se moquer ou critiquer). Il dit même avoir tenté d’être le plus drôle possible. L’événement a ensuite pris une ampleur incroyable…à laquelle il ne s’attendait pas. 

Une ampleur telle que l’armée américaine est même intervenue pour décourager ceux qui voudraient réellement tenter d’entrer dans la Zone 51 le 20 septembre…

Beaucoup d’utilisateurs savent qu’il s’agit d’une blague. L’événement a donné naissance à de nombreux memes. 

KCÇA la Zone 51? 

Carte Zone 51
La Zone 51 est située à une centaine de kilomètres au nord de Las Vegas. Crédit : Le Curieux

La Zone 51 est une petite partie d’une immense base secrète de l’US Air Force (l’armée de l’air des États-Unis). Elle se situe dans le désert du Nevada et sert à tester des appareils expérimentaux. 

Cette base fait parler d’elle depuis la fin des années 80. Ceux qui croient aux extraterrestres et aux théories du complot pensent que le gouvernement leur cache un secret

La Zone serait associée à tout ce qui touche les ovnis : observation, tests et même captivité d’extraterrestres. 

Mais, en 2013, le voile a été levé : le gouvernement américain a reconnu l’existence de l’Area 51 et a permis sa localisation. Les recherches effectuées là-bas touchent le domaine de l’aviation militaire et… non la vie extraterrestre.

Un incontournable dans la culture pop 

Si on parle autant de la Zone 51, c’est parce que des théories ont donné naissance à des scénarios d’oeuvres de science-fiction dans les années 90. Les parents se rappelleront des séries X-Files, Roswell ou encore Stargate SG-1 par exemple.  

La Zone 51 a inspiré beaucoup de films, séries, documentaires et même des jeux vidéo ! 

Vrai ou Faux? 

La base est une zone protégée qui sera très difficilement accessible. Il est donc peu probable que des millions de personnes se risquent à enfreindre la loi…

Peut-être que certains se réuniront plutôt pour une soirée déguisée dans le désert ? 😉

Mort tragique d’une fillette à Granby

Crédit : Aaron Burden, Unsplash

Que s’est-il passé ?

Une fillette de 7 ans est décédée, Mardi, à Granby, après avoir été séquestrée (enfermée) et ligotée (attachée) par son père et sa belle-mère.

Elle a connu une vie difficile. Elle a été suivie par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pendant plusieurs années car ses parents avaient été jugés incapables de l’élever. Elle a donc grandi avec ses grands-parents paternels dès sa naissance.

À l’âge de 3 ans, elle est retournée vivre chez son père et sa nouvelle conjointe avec son petit frère. Sa nouvelle vie s’est construite autour de disputes familiales, d’alcool et de violence.

La fillette souffrait de nombreux problèmes psychologiques.

Quelles ont été les réactions ?

Le drame a secoué le Québec. À l’Assemblée nationale, les députés ont observé une minute de silence et ont voté une motion, ce matin, pour demander à ce que la protection des enfants soient « une priorité nationale ».

Des enquêtes sont menées pour comprendre comment la tragédie a pu se produire. Le rôle de la DPJ, qui était censée protéger la petite fille, est remis en cause. Son directeur, en Estrie, a démissionné (quitté son poste) et une enquête interne va être effectuée.

Le père de la fillette et sa conjointe ont comparu (été présentés) devant le Tribunal et sont détenus en prison en attendant leur procès.

C’est quoi la DPJ ?

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a été mise en place, en 1976, pour protéger les enfants, assurer leur développement et garantir leur sécurité.

Quand elle apprend qu’un enfant vit dans un milieu dangereux pour lui, la DPJ peut intervenir pour le mettre à l’abri. Elle peut, par exemple, recueillir un enfant et le placer en maison d’accueil ou le confier à ses grands-parents pour une période plus ou moins longue si les parents ne peuvent pas s’en occuper. Cela peut arriver s’ils sont dépendants à des drogues, s’ils ont des difficultés financières sévères, s’ils sont connus pour être violents…

Pourquoi parler de ce drame aux enfants ?

Parce qu’ils en ont entendu parler et souvent par bribes. Parce que c’est une nouvelle effrayante pour eux. Il est donc essentiel de leur livrer les faits réels (et non les rumeurs colportées dans les cours de récréation) en toute transparence mais avec délicatesse.

Comment leur en parler ?

En leur expliquant ce qu’il s’est passé mais surtout en leur montrant que les adultes s’occupent de la protection des enfants, que la société entière se penche sur le cas de cette petite fille pour qu’un tel drame ne se reproduise pas. Cela les rassurera sur le fait que les enfants sont protégés et que ce cas est heureusement exceptionnel.

Cet article a été écrit pour que les jeunes puissent avoir accès à de l’information adaptée au sujet de cette nouvelle et pour outiller les enseignants et les parents auxquels les enfants ne manqueront pas de poser des questions.

Léa Villalba et Anne Gaignaire

1