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Vendée Globe : 33 navigateurs font le tour du monde en solitaire

Tu veux t’évader ? Rêver un peu ? Pars avec nous au large 🤩 ⛵️ C’est le cadeau que Le Curieux t’offre aujourd’hui pour te souhaiter de joyeuses Fêtes ! 

On te raconte l’histoire de ces hommes et de ces femmes
qui sont partis faire le tour du monde en bateau, seuls. Ils naviguent depuis 37 jours. ⛵️
 C’est quoi le Vendée Globe ? 🌏 Quel est le parcours ? 🛏 Comment les navigateurs vivent-ils à bord ?

C’est quoi le Vendée Globe ?

C’est une course de bateaux à voile autour du monde,
en solitaire, sans escale et sans assistance. Elle a lieu tous les quatre ans.

Cette année, 33 navigateurs ont pris le départ le 8
novembre dernier. Ils sont partis des Sables-d’Olonne, une ville de France,
située au bord de l’océan Atlantique.

Ils doivent obligatoirement naviguer sur un monocoque. C’est un voilier à
une seule coque, comparativement à un catamaran, qui a deux coques, par exemple.

Chaque navigateur est seul sur son bateau. Il ne peut pas recevoir d’aide extérieure. Il doit donc utiliser ses ordinateurs de bord et ses cartes pour se diriger et naviguer nuit et jour.

 

Même en cas de blessure, le navigateur n’a pas le droit de recevoir d’assistance médicale. Ils ont donc tous reçu une formation médicale et ont suivi un stage de survie.

En cas d’avarie (bris, panne) sur le bateau, les skippers doivent se débrouiller pour faire les réparations. Ils ont le droit de mouiller l’ancre (s’arrêter en pleine mer), mais pas d’accoster (aller sur terre ou sur un autre bateau).

Les autres concurrents doivent par contre se dérouter (changer de route) pour aller porter secours à l’un des leurs en cas de problème grave.

Quel est le parcours ?

Les navigateurs doivent parcourir au
moins
25 000 miles (46 300 km). Les miles nautiques sont l’unité de longueur utilisée dans le domaine de la navigation.

Ils n’ont pas le droit de faire d’escale (d’arrêt). Ceux qui finiront la course sont partis pour plusieurs mois en mer. Armel Le Cléac’h, vainqueur de l’édition 2016-2017, est celui qui a bouclé son tour du monde le plus rapidement. Il lui a fallu 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes.

Autre obligation : passer au large du cap Bonne Espérance (Afrique du Sud), du cap Leeuwin (Australie) et du cap Horn (Chili).

👉 Va voir le parcours ICI.

Image tirée du site du Vendée Globe.

 

Les concurrents ont commencé par descendre l’océan Atlantique vers le sud.

Six navigateurs ont dû abandonner en cours de route à cause de bris sur leurs bateaux. Les autres avancent à des vitesses diverses. Certains sont déjà au large de l’Australie. D’autres viennent juste de passer le cap Bonne-Espérance au large de l’Afrique du Sud.

👉 C’est possible de suivre quotidiennement l’avancée des concurrents sur cette carte ICI.

À quoi ressemble la vie à bord ?

Charlie Dalin décrit les conditions de vie sur son bateau Apivia de cette façon dans Le Parisien :

« Il faut s’imaginer être sur l’autoroute, avec les quatre fenêtres ouvertes, un camion de chaque côté, avec une autoroute pas lisse mais plutôt une piste avec des nids-de-poule, où il fait soit zéro soit 40 degrés et avec 100 % d’humidité ! »

Le vent, les vagues venant gicler contre la coque, les instruments (outils de navigation) génèrent beaucoup de bruit.

Les marins ne peuvent dormir que de courtes périodes (souvent moins d’une heure) plusieurs fois par jour. Ils doivent toujours avoir un œil sur la mer. Avec la vitesse, le bateau avance en étant penché.

Ils ont emporté de la nourriture déshydratée en sachet et un réchaud pour les plats chauds. Pour aller aux toilettes, … un seau fait l’affaire !

Le Vendée Globe est une épreuve nautique, mais aussi physique et morale !

Texte : Anne Gaignaire

Photos : Merci à Vendée Globe

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