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Habitations anciennes et en mauvais état. Individus entassés dans un logement trop petit. Voilà ce que vivent de nombreuses personnes autochtones au Canada. Amnistie Internationale, un organisme qui défend les droits de la personne, a récemment dénoncé la situation en prenant en exemple Manawan, une communauté atikamekw située au Québec.
Là-bas, environ 3000 personnes se partagent 400 logements. En moyenne, sept à huit personnes vivent dans une même habitation. Certaines familles se retrouvent jusqu’à 23 dans un logement de 4 chambres. Amnistie Internationale considère que cette situation, qui touche beaucoup plus les Autochtones que les non-Autochtones au Canada, est une discrimination (le fait de traiter moins bien certaines personnes).
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Les conséquences sont importantes. Les moisissures dans certaines habitations provoquent des maladies respiratoires. Beaucoup de jeunes ne grandissent pas dans un environnement sain, ce qui cause des problèmes scolaires, de sommeil, du stress, etc. Ces conditions poussent aussi des personnes à quitter la communauté. Certaines se retrouvent alors en situation d’itinérance.
Les mauvaises conditions de logement dans les réserves ne sont pas nouvelles. Les représentants des communautés autochtones, soutenus par des organismes de défense des droits de la personne notamment, demandent depuis longtemps des mesures concrètes pour résoudre ce fléau (problème).
Journaliste : Léa Villalba – Illustrations : Amélie Bérubé – merci à The Noun Project







