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Plusieurs étudiants de cégep ont été accusés de fraude par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec. Ils étaient soupçonnés d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) lors de l’épreuve uniforme de français, en décembre dernier. C’est notamment la présence d’un vocabulaire soutenu (complexe) dans les copies des étudiants qui a semé le doute.
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Cet événement a cependant causé beaucoup d’inquiétude dans les cégeps. Il révèle les difficultés liées à l’IA dans l’éducation. D’un côté, il y a la crainte que les étudiants utilisent l’IA, ce qui remettrait en cause la valeur des examens. De l’autre, les étudiants craignent d’être injustement accusés de fraude, car aucun outil ne permet de façon tout à fait fiable de vérifier qu’un travail n’a pas été fait avec l’aide de l’IA.
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Or, cet examen se déroule en classe, sous surveillance et sans accès à un outil technologique (ordinateur, cellulaire, etc.). Indispensable pour obtenir le Diplôme d’études collégiales (DEC), il consiste en la rédaction d’un texte de 900 mots dans un délai de 4 h 30.
Dans la grande majorité des cas, ce soupçon de fraude n’a pas pu être prouvé et les étudiants ont presque tous été blanchis (l’accusation a été retirée).
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Journaliste : Léa Villalba – Illustrations : Amélie Bérubé – merci à The Noun Project







