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Les 5e secondaire veulent un bal des finissants

Pendant ces journées d’isolement forcé, retrouvez les dernières nouvelles sur le front de la Covid-19, ici et ailleurs.

Les nouvelles du jour

Le Québec : trop tôt pour déconfiner ?

Certains experts pensent que le Québec n’est pas prêt à retirer ses mesures de prévention de la COVID-19. Sur les six conditions exigées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), plusieurs ne seraient pas respectées par la province. 

L’épidémie n’est pas suffisamment contrôlée. La situation est stable, sauf à Montréal et dans les CHSLD (Centres d’hébergement et de soins de longue durée). Avec le déconfinement progressif, l’afflux de personnes malades dans les hôpitaux risque de poser problème. 

Il faudrait aussi pouvoir tester la population massivement. Pour l’instant, le Québec teste les patients des hôpitaux, des CHSLD et les travailleurs de la santé. Il faudrait pouvoir tester toute la population. Québec a annoncé multiplier les tests et atteindre 14 000 tests par jour d’ici la semaine prochaine.

Un bal des finissants malgré la COVID-19 ?

Quatre élèves de 5e secondaire de la Mauricie ont lancé une pétition en ligne et 5000 jeunes l’ont déjà signée ! Ils demandent que leur établissement rouvre une seule journée pour fêter la fin du secondaire. Si seuls les élèves de 5e secondaire ont accès à l’école, ils pensent pouvoir respecter la distanciation sociale. 

Les écoles secondaires resteront fermées jusqu’en septembre. Les jeunes qui finissent le secondaire ne pourront pas revoir leurs ami(e)s ni leurs enseignants. Les rassemblements étant encore interdits, ils ne pourront pas faire le traditionnel bal des finissants. Un moment tant attendu par tous les élèves.

Pour résoudre le problème, le gouvernement réfléchit à une « une façon créative, imaginative, mais respectueuse des consignes de santé publique » de fêter cette étape de vie importante.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte plus de 53 000 personnes infectées par le coronavirus, dont 27 538 au Québec. Jusqu’à maintenant, 3243 malades sont morts dans le pays, dont 1859 au Québec. Dans le monde, plus de 3,2 millions de personnes ont été atteintes et plus de 230 600 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Pas de JO sans vaccin ?

Les Jeux olympiques (JO) pourraient être annulés si la COVID-19 frappe toujours. À moins qu’un vaccin soit mis au point d’ici là. Si tous les athlètes et le personnel organisateur étaient vaccinés, les risques de propagation du virus pendant les Jeux seraient suffisamment faibles. En cas contraire, ce serait trop dangereux de faire se rassembler autant de monde alors que la COVID-19 circule encore.

Les JO devaient avoir lieu en juillet prochain au Japon. Mais ils ont été reportés à 2021 à cause de la pandémie. Seule certitude : ils ne pourront pas être reportés à nouveau. Le report des Jeux aurait déjà coûté de 2 à 6 milliards de dollars américains ($US). Il ne serait pas possible de le refaire encore une fois. 

Jusqu’à maintenant, les JO n’avaient été annulés qu’à cause des deux guerres mondiales.

Cuba : situation difficile

La crise de la COVID-19 est particulièrement difficile pour les Cubains. Les États-Unis et Cuba sont des ennemis depuis les années 50. Depuis 1962, ils interdisent les exportations (des produits envoyés) à Cuba. C’est un embargo.

Il posait déjà de graves problèmes à la population, qui manque de tout. Mais depuis le début de la crise de la COVID-19, il l’empêche aussi d’avoir le matériel médical nécessaire. Les Cubains trouvent la situation très injuste, car leurs médecins sont sollicités pour aider à résoudre la crise sanitaire dans le monde. Cuba est connue pour la qualité de ses médecins.

L’embargo aggrave aussi sa situation économique en ces temps de COVID-19. L’île des Caraïbes vit beaucoup du tourisme. Depuis la fermeture de ses frontières, ses revenus ont  chuté. 

L’Organisation des Nations unies (ONU) demande aux États-Unis d’alléger ou de suspendre l’embargo.

Aujourd’hui, à Cuba, on compte plus de 1500 cas et 61 morts.


Un jour, un chiffre

84 mètres de longueur

6 moteurs, 88,4 mètres d’envergure, 32 roues … Ce sont les dimensions du plus gros avion du monde, l’Antonov AN-225. Il doit se poser ce soir au Québec, à l’aéroport de Mirabel. Il sera rempli d’équipements médicaux commandés en Chine. 

Il n’existe qu’un seul modèle de cet avion-cargo dans le monde. Il a effectué son premier vol en 1988 puis a été modernisé en 2018. Depuis deux semaines, il apporte du matériel médical dans le monde entier. Il est allé en Pologne, en France et en Allemagne.

Un voyage avec l’Antonov AN-225 équivaut (est égal à) à deux voyages et demi d’un avion 747 cargo (avion qui transporte du matériel). C’est donc plus économique et plus rapide.

Les questions du jour

Merci pour vos nombreuses questions. Continuez de nous lire : nous y répondrons dans nos prochains articles. Beaucoup portent sur les détails du retour à l’école. Malheureusement, il est trop tôt pour avoir ces réponses. Nous ferons le point dès que la situation sera plus claire !

Aujourd’hui, on répond aux questions de Dominic et Emma*, 6e année

Est-ce que le test fait mal ?

Pour savoir si une personne est contaminée par la COVID-19, un professionnel de la santé prélève un échantillon (un extrait) dans les narines et la gorge de l’individu testé grâce à un écouvillon. C’est une sorte de long coton-tige qui est enfoncé au fond du nez. Cela peut faire couler quelques larmes, mais ce n’est pas douloureux. C’est juste désagréable. 

Est-que les enfants vont pouvoir choisir une personne avec qui être dans la même classe?

Seulement 15 élèves pourront se retrouver dans un même local à partir de la réouverture des écoles. Le gouvernement n’a pas donné de détails sur la répartition des élèves dans les classes. Chaque école va décider de l’organisation et en informera les parents et les élèves dès que son plan sera prêt. Cela demande beaucoup de changements et de préparatifs. Il faut être patient.

Les 6e année ne verront plus leurs amis avant la fin de l’année et ils n’auront pas de bal comme prévu ?

Les écoles primaires rouvrent bientôt ! Les élèves 6e année pourront retourner en classe à partir du 11 mai ou du 19 mai s’ils habitent dans la grande région de Montréal. Ils pourront donc revoir leurs ami(e)s.

Mais il n’y aura sûrement pas de bal ou d’événements spéciaux pour la fin de l’année scolaire, car les rassemblements devraient encore être interdits plusieurs semaines. 

*il s’agit d’un prénom d’emprunt pour préserver l’anonymat.

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Pour en savoir plus sur la COVID-19, tu peux télécharger gratuitement notre dossier : en français, ICI, en anglais, ICI et en espagnol, ICI.

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Textes : Anne Gaignaire et Léa Villalba
Visuel de la rubrique : Amélie Bérubé

Merci à The Noun Project pour les illustrations.

Régions du Québec : bientôt la fin du confinement

Pendant ces journées d’isolement forcé, retrouvez les dernières nouvelles sur le front de la Covid-19, ici et ailleurs.

Les nouvelles du jour

Fin des barrages dans plusieurs régions du Québec

Certaines régions du Québec vont pouvoir rouvrir à partir du 4 mai.  Elles avaient commencé à être fermées fin mars. Ces dernières semaines, les résidents qui vivent là étaient les seuls à avoir le droit d’y habiter. Le but était d’éviter la propagation du virus par des personnes venues de régions plus contaminées comme le Grand Montréal. 

Ces régions seront rouvertes seulement si la situation de la COVID-19 reste stable. Aucune date de réouverture n’a été annoncée pour les autres régions, comme Montréal ou l’Estrie. 

Malgré ces assouplissements, la population doit continuer à être prudente. Il faudra se déplacer entre les régions seulement pour des besoins essentiels. Les rassemblements intérieurs et extérieurs sont toujours interdits

Les régions qui rouvrent:

À partir du 4 mai : Les Laurentides, Lanaudière, Chaudière-Appalaches et la ville de Rouyn-Noranda, en Abitibi. 

À partir du 11 mai : La région de l’Outaouais, sauf la ville de Gatineau, l’Abitibi-Témiscamingue, La Tuque et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

À partir du 18 mai : Le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine, Charlevoix et la Côte-Nord. 

Des quartiers plus touchés que d’autres

Rivière-des-Prairies, Saint-Michel, Montréal-Nord… Plusieurs quartiers de Montréal comptent plus de cas de COVID-19 que les autres. À Montréal-Nord, près de 1200 personnes sont contaminées, soit 10% du nombre total de cas à Montréal. 

Montréal-Nord abrite beaucoup de travailleurs dans la santé et dans l’alimentation. Ils sont plus exposés au virus à cause de leur activité. Parmi les habitants contaminés, 40% sont des aînés et des travailleurs de la santé

Montréal-Nord est aussi un quartier défavorisé (pauvre). Les logements sont généralement petits et de grandes familles partagent ces petits espaces. Le virus se transmet plus facilement dans ces conditions. 

Des corridors sanitaires vont être mis en place pour tenter de réduire l’épidémie. Il s’agit de trottoirs élargis pour éviter que les passants se croisent de trop près. Des brigades de prévention parcourront aussi l’arrondissement pour rappeler les consignes de sécurité aux habitants. L’ensemble de la population de Montréal Nord devrait être testée dans les prochains jours.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte 51 230 personnes infectées par le coronavirus, dont 26 594 au Québec. Jusqu’à maintenant, 3054 malades sont morts dans le pays, dont 1761 au Québec. Dans le monde, plus de 3,1 millions de personnes ont été atteintes et plus de 224 700 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Protéger l’environnement après la COVID-19

Le Fonds monétaire international (FMI) espère que les pays profiteront de la crise pour penser à l’environnement. Le FMI est un organisme financier qui regroupe des pays du monde entier.

Les pays vont rencontrer des difficultés économiques à cause de la COVID-19 : des entreprises sont fermées et ont perdu beaucoup d’argent, de nombreux travailleurs ont perdu leur travail, les gouvernements ont dépensé des sommes importantes pour les aider.

Quand la crise de l’épidémie sera terminée, les pays devront se relever de ces difficultés. Le FMI estime qu’ils devront en profiter pour prendre des mesures contre la crise climatique. Les gouvernements pourraient par exemple investir dans le transport électrique, l’agriculture durable

Amérique latine : une crise alimentaire à cause de la COVID-19 ?

Le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde pourrait doubler d’ici la fin de l’année.  À cause de la pandémie, il pourrait atteindre  250 millions d’ici la fin de 2020. 

L’Amérique latine risque de faire partie des régions les plus touchées. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) redoute que la crise de la COVID-19 devienne une crise alimentaire

Plusieurs pays ont déjà des difficultés alimentaires depuis plusieurs années. La crise de la COVID-19 risque d’empirer la situation. La nourriture peine à atteindre les habitants parce que le transport est limité à cause des mesures sanitaires. 

La FAO souhaite que les gouvernements déclarent l’alimentation et l’agriculture comme des services essentiels. Cela pourrait permettre de garder le système alimentaire en marche et éviter les pénuries (manques). 
À ce jour, l’Amérique latine compte plus de 175 000 cas de contamination à la COVID-19 et 8 700 personnes en sont mortes.


Un jour, un chiffre

65%

C’est le pourcentage de parents québécois qui ont l’intention de renvoyer leurs enfants à l’école. Ils sont d’accord avec un retour en classe à partir du 11 mai, d’après un sondage SOM-Cogeco sur la COVID-19. Au total, 1006 adultes ont répondu aux questions.

53% des parents sont peu ou pas inquiets que leurs enfants soient infectés par la COVID-19. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées pensent que les élèves du secondaire auraient aussi dû retourner en classe.

Les questions du jour

Merci pour vos nombreuses questions. Continuez de nous lire : nous y répondrons dans nos prochains articles. Beaucoup portent sur les détails du retour à l’école. Malheureusement, il est trop tôt pour avoir ces réponses. Nous ferons le point dès que la situation sera plus claire !

Aujourd’hui, on répond aux questions de Youstina

Est-ce qu’il y a un médicament pour ce virus ?

Non, il n’y a pas encore de médicament contre la COVID-19. De nombreux chercheurs partout dans le monde travaillent en ce moment pour en développer. Ils essaient aussi de créer un vaccin qui pourrait être disponible dans un an à un an et demi. 

Est-ce que c’est vrai qu’on va retourner à l’école en mai ?

Oui. Le premier ministre du Québec, François Legault, l’a annoncé lundi. Les écoles vont rouvrir à partir du 11 mai, sauf pour celles qui sont situées dans le grand Montréal qui pourront reprendre à partir du 19 mai. Voici les villes dont les écoles rouvriront le 19 mai : ICI.

L’école ne sera pas obligatoire. Les parents auront le choix d’y envoyer leurs enfants ou non. Il est recommandé pour les enfants malades ou qui ont des parents fragiles de rester chez eux. Il n’y aura que 15 élèves par classe et la distanciation sociale devra être respectée

Avant que les écoles rouvrent, le gouvernement va s’assurer que la situation avec le coronavirus est stable, sinon il pourrait changer d’avis. 

Est-ce qu’on a le droit de faire du bicycle avec nos amis ou de marcher dehors par exemple ?

Il faut éviter de sortir le plus possible. Mais il est autorisé de marcher ou de faire du vélo pour prendre un peu l’air.

Par contre, les rassemblements sont encore interdits. Tu ne peux pas voir tes ami(e)s et faire des activités avec eux.

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Textes : Anne Gaignaire et Léa Villalba
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La vie reprend bientôt au Québec.. tout doucement

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Les nouvelles du jour

Réouverture des commerces au Québec

Bonne nouvelle pour 500 000 Québécois : ils vont pouvoir recommencer à travailler en mai. Les commerces qui ont une entrée extérieure rouvriront leurs portes le 4 mai pour l’ensemble du Québec et le 11 mai pour les autres régions du Québec.

Les chantiers de construction et les entreprises manufacturières (fabrication de vêtements, de papier, de carton, de meubles, de plastique, etc.) reprendront aussi leur activité le 11 mai. Mais les entreprises devront garantir la distanciation sociale, notamment en réduisant le nombre d’employés qui travaillent en même temps. 

Les centres commerciaux, les restaurants, les salons de coiffure, d’esthétique, les salles de spectacle, les musées, les cinémas et les lieux touristiques restent fermés pour l’instant.

CHSLD : les personnalités québécoises se mobilisent

Plusieurs personnalités québécoises viennent en aide au personnel soignant durant cette crise sanitaire. C’est notamment le cas du joueur de la National Football League (NFL) et gagnant du dernier Super Bowl, Laurent Duvernay-Tardif. Il a obtenu son doctorat en médecine de l’Université McGill en 2018. Il remplit les tâches de préposé aux bénéficiaires et d’infirmier dans un CHSLD (Centre d’hébergement et de soins de longue durée) de la Montérégie. 

L’ancienne patineuse artistique Joannie Rochette prête elle aussi main-forte dans un CHSLD. Elle a récemment décroché son diplôme en médecine.Quelques mois après avoir remporté son titre, la boxeuse Kim Clavel travaille quant à elle en tant qu’infirmière dans un CHSLD. C’était son métier avant de devenir boxeuse professionnelle.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte 49 600 personnes infectées par le coronavirus, dont 25 757 au Québec. Jusqu’à maintenant, 2929 malades sont morts dans le pays, dont 1682 au Québec. Dans le monde, plus de 3 millions de personnes ont été atteintes et plus de 213 800 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

À quoi ressemble le retour à l’école dans le monde ?

La France vient d’expliquer comment allait se passer la réouverture progressive des écoles maternelles et primaires. Elle s’ajoute à la liste des pays qui renvoient leurs élèves en classe comme le Danemark, le Japon, la Chine, l’Allemagne, la Suède et bien d’autres. 

Selon l’UNESCO*, seulement une dizaine de pays auraient gardé leurs écoles ouvertes au mois d’avril. Mais en mai, la tendance s’inverse.

La crainte, c’est que les écoles deviennent des foyers de contamination du coronavirus. Cela veut dire que les enfants pourraient apporter le virus chez eux et contaminer leurs parents et d’autres personnes. Des mesures de prévention ont donc été prises.

Par exemple, à Taïwan, près de la Chine, la température des élèves et des enseignants est prise chaque matin. Le port du masque est aussi obligatoire pour tous les enfants, comme au Nicaragua. Enfin, à l’heure du dîner, les tables sont séparées par des cloisons pour garantir la distanciation sociale, comme en Chine. 

Le nombre d’élèves par classe est limité, notamment en Allemagne et en Norvège. Les locaux sont aussi aménagés pour garantir la distance de sécurité (2 mètres) entre chaque élève.

Dans certaines écoles, les classes sont désinfectées tous les matins comme à Pékin, en Chine. Du gel hydroalcoolique peut aussi être distribué aux élèves. De jeunes moines bouddhistes étudient à Bangkok avec des visières devant leurs visages. 

*UNESCO : l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture

Israël : des communautés rebelles au confinement

Israël, au Moyen-Orient, a réagi rapidement pour se protéger de l’épidémie. Mais certaines communautés n’étaient pas d’accord avec le confinement. 

Certaines sont opposées au gouvernement de leur pays et elles n’ont pas voulu respecter les mesures qu’il imposait. Il s’agit principalement de communautés très croyantes, qui respectent des règles strictes de la religion. On les appelle les ultra-orthodoxes. Elles représentent 10% de la population israélienne. Leurs membres ont continué à se rendre aux synagogues (les lieux de prière juifs) et à l’école religieuse.

Elles ont été encouragées dans ce comportement par le ministre de la Santé, Yaakov Litzman. Il fait lui-même partie de la communauté ultra orthodoxe. Il voulait garder ouvertes les synagogues et les écoles religieuses contre l’avis de ses conseillers.

Les Israéliens le tiennent responsable de la propagation de l’épidémie dans ces communautés. Ils sont 70% à vouloir sa démission. Il a demandé à changer de ministère dimanche dernier. 

Au début du mois, un tiers des malades israéliens étaient des ultra-orthodoxes. Dans le quartier Méa Shéarim, à Jérusalem, la propagation de la COVID-19 a été huit fois plus importante que dans le reste du pays.


Un jour, un chiffre

60%

C’est le nombre de Canadiens qui souhaitent que le vaccin contre la COVID-19 soit obligatoire. Lorsqu’un vaccin existera, faudra-t-il que tout le monde soit obligé de se faire vacciner ? C’est la question qui se pose.

Au total, 40% des 1504 personnes interrogées pensent qu’il faudrait laisser le choix à chacun de se faire vacciner ou non. Les personnes plus âgées sont généralement plus favorables à un vaccin obligatoire. Il faut dire que ce sont les plus touchées gravement par le virus.Des laboratoires partout sur la planète travaillent actuellement sur la recherche d’un vaccin. Il ne pourra être disponible que d’ici un an ou un an et demi.

La question du jour

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Est-il vrai que le coronavirus ne peut pas toucher l’Afrique ?

Une question d’Élysée Deirdre

Non. Le coronavirus est aussi présent en Afrique. Il est arrivé quelques semaines après avoir touché l’Europe. Dans plusieurs pays, des mesures sanitaires ont été mises en place : fermeture des frontières, état d’urgence, port du masque, réduction des déplacements, confinement, écoles fermées, couvre-feu … 

Cependant, ces mesures sont difficiles à garantir. Certains quartiers sont tellement peuplés que la distanciation sociale est impossible. De plus, pour certaines populations pauvres, rester chez soi signifie mourir de faim : sans travail, elles ne peuvent pas se nourrir. 

L’Afrique reste l’un des continents les moins touchés par la pandémie, mais très peu de tests sont effectués. Beaucoup redoutent (ont peur) que la pandémie soit plus grave que ce qu’il paraît

Or, de nombreux pays ont un système de santé fragile. Par exemple, il y a environ 5 lits disponibles en soins intensifs pour 1 million d’habitants en moyenne en Afrique contre 4000 en Europe. L’épidémie pourrait donc avoir des conséquences graves.

À ce jour, l’Afrique compte environ 32000 cas de coronavirus et 1428 personnes en sont mortes

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Bientôt le retour à l’école… mais pas pour tout le monde

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Les nouvelles du jour

Réouverture des écoles primaires en mai

Ça y est, l’annonce a été faite : les élèves des classes de maternelle et primaires reprendront le chemin de l’école le 11 mai prochain. Ceux du grand Montréal* devront attendre le 19 mai. Les services de garde seront également ouverts.

Mais ce plan est soumis à une condition : que le nombre de cas de coronavirus continue d’être stable ou de baisser d’ici là. Sinon, le gouvernement pourrait revenir en arrière et les écoles rester fermées plus longtemps. 

Une fois rouverte, l’école ne sera pourtant pas obligatoire. Les parents auront le choix d’y envoyer leurs enfants ou non. Les enfant malades ou dont les parents le sont devront rester chez eux. 

Les règles de sécurité devront être respectées dans les écoles et les services de garde. Les élèves devront par exemple se tenir à deux mètres les uns des autres. Il n’y aura que 15 enfants par classe
Voici les villes dont les écoles rouvriront le 19 mai : ICI.

Rentrée fin août pour les grands

Les élèves du secondaire, des cégeps et des universités, eux, ne retourneront pas en classe avant la fin de l’année scolaire, en juin. Mais les cours continueront à distance. La rentrée dans les établissements n’aura lieu qu’après les vacances d’été.

Cette décision a été prise pour que tous les jeunes ne reprennent pas l’école en même temps. Le but est que le déconfinement soit graduel, c’est-à-dire qu’il se fasse petit à petit pour éviter une deuxième vague de l’épidémie.

Les plus grands ne reprennent pas l’école tout de suite pour éviter que trop de monde circule, notamment dans les transports en commun. Ils les utilisent plus que les plus jeunes. Or, c’est difficile de maintenir la distance de sécurité dans un bus ou un métro.Ils sont aussi plus habitués à la technologie que les plus jeunes. Ils réussissent plus facilement à suivre les cours à distance, selon le gouvernement.

Un plan plus soutenu pour l’enseignement à distance va d’ailleurs être mis en place jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte plus de 48 200 personnes infectées par le coronavirus, dont 24 982 au Québec. Jusqu’à maintenant, 2781 malades sont morts dans le pays, dont 1599 au Québec. Dans le monde, plus de 3 millions de personnes ont été atteintes et plus de 209 661 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

La Nouvelle-Zélande gagne une bataille contre le virus

La Nouvelle-Zélande, dans le Pacifique Sud, a commencé son déconfinement. Les chiffres sont encourageants. Hier, il n’y a eu qu’un seul nouveau cas et la Nouvelle-Zélande enregistre l’un des taux de mortalité les plus bas du monde.

La première ministre, Jacinda Ardern, a voulu « frapper fort et frapper vite » pour éliminer le virus. Le pays a été en arrêt total pendant cinq semaines. Les frontières ont été vite fermées et tous les voyageurs mis en quarantaine. Le fait que ce soit un archipel (ensemble d’îles) isolé aurait aidé à contenir l’épidémie. 

Le déconfinement sera quand même progressif. Seulement quelques entreprises et commerces vont pouvoir rouvrir. Les frontières restent fermées tout comme les écoles et les centres commerciaux. Les Néo-Zélandais devront aussi rester chez eux.   

À ce jour, la Nouvelle-Zélande compte 1122 cas de COVID-19 et 19 décès.

L’Inde protège ses tigres sauvages

Les félins seraient sensibles au coronavirus et pourraient se le transmettre au contact avec des gouttelettes, comme l’homme. Les cas sont très rares, mais une quinzaine de chats et plusieurs tigres ont été testés positifs à la COVID-19.

L’Inde a décidé de protéger ses grands félins qui sont en danger d’extinction. Le pays compte une cinquantaine de réserves pour les protéger. Elles sont désormais sous haute surveillance. La circulation des personnes dans les parcs nationaux et les réserves où vivent les tigres sera restreinte (réduite). Le personnel sera aussi testé et les animaux seront observés encore plus attentivement pour réagir rapidement en cas d’apparition de symptômes comme la toux, une respiration difficile, etc.  

Il reste moins de 3000 tigres sauvages sur la planète et les trois quarts d’entre eux vivent en Inde. Si la COVID-19 frappe trop fortement ces félins, elle pourrait menacer la survie de l’espèce.


Un jour, un chiffre

2 millions

C’est le nombre d’Australiens qui ont téléchargé l’application « COVIDSafe ».  L’application a été lancée par le gouvernement de l’Australie, dans le Pacifique Sud, hier soir.

Il pourra mieux suivre l’évolution de l’épidémie. L’application permettra de repérer les personnes qui ont été à moins de 1,5 mètre d’une personne diagnostiquée positive à la COVID-19. 

L’application ne permet pas la géolocalisation (savoir où se trouve une personne grâce à son téléphone portable par exemple) et seules les autorités sanitaires utiliseront les données des utilisateurs. Cela a été clarifié, car la population s’inquiétait pour sa vie privée.

Cette application permettra de diagnostiquer les personnes contaminées plus tôt, de protéger le personnel de santé, les personnes âgées. Elle aidera à suivre la propagation du virus.D’après le gouvernement, elle sera efficace si la moitié de la population l’utilise. Elle est gratuite et les habitants la téléchargent seulement s’ils le souhaitent.

La question du jour

Qu’est-ce que ça veut dire « aplatir la courbe » ?

L’expression « aplatir la courbe » a été beaucoup utilisée depuis le début de la pandémie. Les gouvernements ont expliqué qu’ils imposaient à la population de se confiner pour aplatir la courbe. Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

La courbe, c’est l’évolution du nombre de personnes touchées par la COVID-19. La pandémie a fait craindre qu’un grand nombre de personnes soient contaminées en même temps. De nombreux malades auraient alors dû être hospitalisés en même temps. Il aurait alors pu manquer de place et de matériel pour les soigner.

Le fait que les habitants restent chez eux permet de limiter les contacts et donc la propagation du virus et… le nombre de malades qui risquent de devoir être hospitalisés.

Dans ce cas, la courbe est aplatie, c’est-à-dire que le nombre de cas ne monte pas à pic (beaucoup). 
Au Québec, les mesures sanitaires (confinement, interdiction des rassemblements, etc.) ont permis de conserver un nombre de contaminations raisonnable et donc d’aplatir la courbe.

Le système médical n’a pas été débordé et il y a moins de cas chaque jour. La situation est contrôlée. C’est d’ailleurs pour cela que le premier ministre François Legault souhaite redémarrer progressivement la vie de la province.

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Les Français opposés à la réouverture des écoles

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Les nouvelles du jour

CHSLD : bientôt l’heure des explications

Le gouvernement fédéral a accepté d’envoyer des renforts militaires dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) au Québec et en Ontario.

Mais le premier ministre, Justin Trudeau, n’a pas caché sa tristesse de voir la situation dans ces Centres. Il a regretté que « les gouvernements laissent tomber nos parents, nos grands-parents, nos aînés ». Quand la crise sera terminée, les provinces devront sûrement rendre des comptes pour expliquer « comment on en est arrivés là », selon Justin Trudeau. 

Les CHSLD manquent de personnels depuis plusieurs années. La pénurie (manque) a des conséquences catastrophiques aujourd’hui. La COVID-19 touche en effet plus particulièrement les aînés.
Le gouvernement du Québec a fait plusieurs appels pour tenter d’ajouter 2000 personnes dans ces centres pour venir en aide aux infirmières et aux préposés aux bénéficiaires, qui sont débordés.

Les Premières Nations inquiètes

Partout au pays, des communautés autochtones se sentent vulnérables (fragiles) et tentent de se protéger de la COVID-19. À Oka, la communauté de Kanesatake tente de filtrer les entrées sur son territoire. Avec l’arrivée des belles journées, plus de promeneurs viennent profiter des environs du parc national d’Oka. La communauté compte peu de cas. Elle regarde donc avec inquiétude la venue de personnes de l’extérieur

Dans le Grand Nord, la reprise du travail dans les mines inquiète aussi les Premières Nations. Les Autochtones du Nunavik s’y sont opposés : ils craignent que les travailleurs venus de l’extérieur de la région propagent (diffusent) la COVID-19.

Dans les communautés autochtones, le manque de logement est fréquent. Les habitants vivent donc souvent nombreux dans de petits logements. L’épidémie pourrait rapidement devenir importante si le virus y circulait.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte plus de 43 500 personnes infectées par le coronavirus, dont 22 616 au Québec. Jusqu’à maintenant, 2345 malades sont morts dans le pays, dont 1340 au Québec. Dans le monde, plus de 2,7 millions de personnes ont été atteintes et plus de 194 400 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

France : retour à l’école facultatif

La reprise est prévue après le 11 mai en France. La rentrée sera étalée sur trois semaines et les élèves y retourneront par petits groupes. Mais comme le Québec envisage de le faire, les parents français pourront décider de remettre ou non leurs enfants à l’école. 

Plus de la moitié des Français (63%) sont en effet opposés à la réouverture des écoles. Ils craignent pour la santé de leurs enfants et d’eux-mêmes. Le même nombre avait prévu de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, quelle que soit la décision du gouvernement.

La décision fait réagir les parents, car les écoles ont été les premiers lieux à fermer. Elles étaient considérées comme des endroits de propagation du virus puisque les enfants peuvent difficilement respecter les distances de sécurité entre eux. Ils peuvent aussi ramener le virus à la maison et contaminer de cette façon beaucoup de monde.

L’ONU accélère la production de vaccins

L’Organisation des Nations unies (ONU) vient de lancer une initiative « historique ». Elle a réuni plusieurs pays (Allemagne, France…), des organisations (dont l’Organisation mondiale de la santé-OMS), des fondations et des entreprises privées pour accélérer la fabrication de vaccins, de traitements et de tests contre la COVID-19

L’ONU souhaite aussi rendre l’accès au vaccin et aux traitements « équitable ». Elle veut s’assurer que toutes les populations du monde entier pourront y avoir accès même si leur pays est pauvre. Pour cela, il faut que leur prix soit accessible, qu’ils soient fiables, disponibles partout et faciles à prendre par un malade, même celui qui vit sans eau potable chez lui par exemple.


Un jour, un chiffre

600 millions

C’est le nombre de jeunes Africains qui n’ont plus accès à l’école à cause de la COVID-19.

L’Afrique est le continent le plus pauvre du monde. L’accès à l’école pour un grand nombre d’enfants est encore récent dans plusieurs pays.

Pour que les enfants continuent l’école à distance, des programmes éducatifs sont diffusés à la télévision, à la radio et sur Internet. Mais tout le monde n’y a pas accès. Sur le continent, 82% des élèves n’ont pas Internet

En Afrique, l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissages. C’est aussi une protection pour les jeunes. En 2014 et 2015, un autre virus -Ebola- a forcé les écoles à fermer à la Sierra Leone, un pays  d’Afrique de l’Ouest. Beaucoup de jeunes filles ont été obligées de travailler comme femmes de ménage ou domestique ou de se marier. Certains jeunes garçons se sont fait recruter par l’armée.

La question du jour

Comment teste-t-on la COVID-19 ?

Le Canada teste ses citoyens avec des tests virologiques. Ils servent à détecter la présence du virus dans l’organisme. 

Pour cela, un professionnel de la santé prélève un échantillon (un extrait) dans les narines et la gorge de l’individu testé grâce à un écouvillon. C’est une sorte de long coton-tige.

Ces tests se font dans des cliniques de dépistage de la COVID-19. Pour l’instant, le Québec en compte une cinquantaine. Il prévoit doubler ce nombre. 

L’échantillon recueilli est déposé dans un liquide et il est envoyé dans un laboratoire pour se faire analyser. Il faut ensuite deux à trois jours pour obtenir le résultat

Un test plus rapide a été développé. Les résultats sont prêts en une trentaine de minutes seulement. Le Québec devrait en recevoir 200 000 à la fois du mois de mai.

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Textes : Anne Gaignaire et Léa Villalba
Visuel de la rubrique : Amélie Bérubé

Merci à The Noun Project pour les illustrations.

Le Québec change de stratégie

Pendant ces journées d’isolement forcé, retrouvez les dernières nouvelles sur le front de la Covid-19, ici et ailleurs.

Les nouvelles du jour

Québec : changement de cap

Le gouvernement québécois souhaite sortir la province du confinement petit à petit. Pour justifier sa décision, le premier ministre, François Legault, a rappelé que l’accès à un vaccin pourrait prendre jusqu’à deux ans. « On ne peut pas demander aux gens de rester chez eux pendant deux ans », a-t-il indiqué. 

Avec un retour progressif à la normale, le gouvernement souhaite atteindre l’immunité collective. Il a expliqué que cela permettrait de freiner le virus de façon naturelle. Avec la réouverture de certains commerces, d’entreprises et d’écoles, les habitants seront plus exposés au virus. Une fois qu’ils auront été contaminés, leur corps développera des anticorps, qui les protègeront du virus. Ils seront alors immunisés et ne pourront plus être contaminés par le virus. Mais on ne sait pas encore combien de temps dure l’immunité

Cette décision du gouvernement représente un changement de stratégie. Jusqu’à présent, il était partisan du confinement justement pour éviter à la population d’être malade. Il craignait qu’un trop grand nombre de personnes soient contaminées et doivent être hospitalisées.

Mais la durée de l’épidémie rend le prolongement du confinement difficile. La baisse du nombre de cas et d’hospitalisations attendue incite aussi le gouvernement à modifier son plan.

Des jeunes créent une ligne téléphonique pour les aînés

Steven Bilodeau, 13 ans, a eu l’idée de créer SOLID’AîNÉ en pensant à sa propre famille. Avec quelques amis et le soutien d’un enseignant, il a mis en place une ligne téléphonique pour briser la solitude des personnes âgées. Les jeunes font tous partie du cours d’entrepreneuriat à leur école secondaire.

Le projet a été mené en collaboration avec des résidences pour aînés de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Mais il est ouvert à toutes les personnes âgées. Généralement, les résidents souhaitent recevoir un appel par semaine. Chaque adolescent est jumelé à l’un d’eux pour que les liens entre les deux personnes puissent se nouer. L’idée est de partager un moment, prendre des nouvelles et de discuter un peu.

Aujourd’hui, 14 personnes âgées se sont inscrites à SOLID’AÎNÉ. Le service est gratuit (819-384-0376). 

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte plus 41 700 personnes infectées par le coronavirus, dont 21 838 au Québec. Jusqu’à maintenant, 2199 malades sont morts dans le pays, dont 1243 au Québec. Dans le monde, plus de 2,6 millions de personnes ont été atteintes et plus de 187 300 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Le Vietnam maîtrise la propagation de la COVID-19

Le Vietnam commence à sortir du confinement. Depuis ce matin, certains cafés et commerces rouvrent leurs portes. Les rassemblements, le port du masque et la distanciation sociale restent cependant conseillés par le gouvernement.

À seulement 3h d’avion de la Chine, le Vietnam semble avoir réussi à limiter la propagation du virus. Depuis les premiers cas de COVID-19 en janvier, il n’y a eu que 268 personnes contaminées et aucun décès, selon le gouvernement. Les données officielles n’ont enregistré aucune nouvelle infection depuis une semaine. 

La rapidité de réaction du pays, les mesures strictes mises en place et le sens de la discipline des habitants expliquent en partie la situation. Le Vietnam a été parmi les premiers pays à fermer sa frontière et à suspendre ses vols avec la Chine. 

Le gouvernement a surveillé les personnes infectées et celles qu’elles ont fréquentées pour les isoler. Au total, 80 000 personnes ont été mises en quarantaine forcée dans des camps gardés par l’armée.

Certains observateurs doutent tout de même de cette victoire. Selon eux, un nombre insuffisant de personnes ont été testées. De plus, l’État pourrait cacher les véritables chiffres.

Espagne : fin du confinement strict pour les enfants

Le gouvernement espagnol a demandé «pardon» aux enfants ! Il s’est excusé de leur avoir fait subir un confinement total depuis le 14 mars.

En ce moment, seuls les adultes ont le droit de sortir pour travailler, acheter de la nourriture ou des médicaments et promener leur chien. Le pays a commencé à alléger les mesures sanitaires la semaine dernière. Mais le confinement se poursuit jusqu’au 9 mai

Mais les jeunes de moins de 14 ans auront le droit de se promener ou de jouer dans la rue une fois par jour pendant une heure à partir de dimanche. Laisser des enfants enfermer plus longtemps n’était pas bon pour leur santé.

L’Espagne est le troisième pays le plus touché par la COVID-19. Aujourd’hui, il compte plus de 213 000 personnes infectées et 22 000 morts.


Un jour, un chiffre

1,1 milliard de dollars

C’est la somme qui sera investie dans la recherche médicale par le Canada. Elle permettra au pays de faire de la recherche et des essais cliniques pour développer son propre vaccin et des traitements contre la COVID-19. Le gouvernement de Justin Trudeau souhaite « s’assurer […] de les produire en masse, ici, au Canada ». 

Il veut aussi augmenter le nombre de tests. Il prévoit de tester plus d’un million de Canadiens d’ici deux ans. Pour coordonner le tout et continuer le travail de recherche, un groupe de travail sur l’immunité contre la COVID-19 sera formé.

La somme annoncée aujourd’hui par Justin Trudeau s’ajoute aux 300 millions de dollars que le gouvernement avait débloqués au mois de mars pour la recherche sur le coronavirus. 

La question du jour

Comment font les itinérants à l’heure du confinement ?

Depuis le début des mesures sanitaires, tout le monde doit rester confiné chez soi. Or, les itinérants n’ont, par définition, pas de logement. 

Autre problème : pour respecter les distances de sécurité entre les personnes, les centres d’hébergement ont dû réduire le nombre d’itinérants accueillis. Plusieurs ont même dû fermer certains espaces de vie commune.

La ville de Montréal a déclaré l’état d’urgence le 27 mars. Cela lui a permis de réquisitionner (prendre) des locaux pour loger des sans-abris. Depuis, 578 lits ont été aménagés dans quatre hôtels et des bâtiments de la ville. Le hall de la Grande Bibliothèque s’est aussi transformé en lieu de repos pour une quarantaine de personnes. 

Au total, 140 nouveaux lits devraient être ajoutés cette semaine pour permettre aux itinérants d’avoir une place où loger. Un refuge pour les Autochtones doit aussi ouvrir prochainement.

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Textes : Léa Villalba
Visuel de la rubrique : Amélie Bérubé

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Un ramadan en confinement pour des millions de musulmans

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Les nouvelles du jour

Sortir d’abord les régions du confinement, une bonne solution ?

Certaines régions du Québec sont peu touchées par la COVID-19. Parfois, l’épidémie y est déjà contrôlée. Montréal et Laval comptent la majorité des cas d’infection et de décès de la COVID-19. Le Bas-Saint-Laurent, par exemple, ne dénombre que 34 cas et aucun nouveau n’est apparu depuis 12 jours. 

Le gouvernement étudie alors la possibilité de faire sortir du confinement progressivement les régions les moins touchées. Mais certains pensent que ce ne serait pas raisonnable. Selon eux, le virus n’a pas encore atteint son pic dans ces régions. Parfois, il n’est peut-être même pas encore arrivé. 

Le président français Emmanuel Macron évoque lui aussi la possibilité de « déconfiner »  le pays « selon les secteurs et selon les régions ». 

Bonne nouvelle pour la communauté Tosh de Boisbriand

Les membres de la communauté juive Tosh de Boisbriand ne sont plus obligés de rester enfermés chez eux. Depuis le 29 mars, le confinement total était obligatoire pour les 4000 personnes de la communauté. Seuls les déplacements essentiels étaient permis et la police contrôlait les entrées et sorties des individus.

Ces mesures avaient été prises suite à un nombre important de cas de COVID-19 dans la communauté. On dénombrait 22 fois plus de cas que dans l’ensemble des villes avoisinantes.

Cette communauté applique une discipline religieuse très stricte. Les familles sont souvent nombreuses. Elles font beaucoup de tâches quotidiennes ensemble. À partir d’aujourd’hui, la communauté peut de nouveau circuler sans contrôle. Elle doit tout de même respecter les consignes du Québec.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte plus 39 900 personnes infectées par le coronavirus, dont 20 965 au Québec. Jusqu’à maintenant, 2023 malades sont morts dans le pays, dont 1134 au Québec. Dans le monde, plus de 2,6 millions de personnes ont été atteintes et plus de 180 700 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Le Nicaragua ignore les recommandations de l’OMS

Les dirigeants de ce pays d’Amérique centrale pensent que la COVID-19 n’est pas un danger pour sa population. Depuis le début de la crise, le pays n’a mis aucune mesure sanitaire en place. Les foires, les concerts, les rassemblements et les fêtes continuent d’avoir lieu. Les frontières du pays sont même toujours ouvertes. Les commerces aussi et les écoles reprennent cette semaine après la période habituelle de vacances. 

Le Nicaragua ne compte officiellement que 10 cas et 2 morts, mais peu de tests sont faits. Le ministère de la Santé prévoit plus de 30 000 cas dans les six prochains mois. Plusieurs organisations de défenses des droits de la personne ont peur des conséquences de cette attitude face au virus.

Les pays voisins, comme le Costa Rica, le Guatemala ou le Salvador, ont indiqué leur désaccord avec la position de Daniel Ortega.

Le ramadan en version confinement

Le ramadan commencera demain ou vendredi pour les musulmans. C’est un mois de jeûne et de prière : les croyants ne mangent pas et ne boivent pas durant toute la journée. Seuls les adultes et les aînés en bonne santé le font. 

Avec le confinement, les musulmans du monde entier vont devoir adapter leurs pratiques pour le ramadan, qui dure un mois environ. Habituellement, les familles et les amis se réunissent à la tombée de la nuit pour partager un repas de rupture du jeûne que l’on appelle l’iftar. Cela ne sera pas possible cette année. Les croyants devront utiliser les différents réseaux sociaux pour se réunir.

Même chose pour les prières à la mosquée. Vu qu’elles sont toutes fermées pour des raisons sanitaires, plusieurs mosquées proposent des prières à distance.


Un jour, un chiffre

2 millions

C’est le nombre de masques N95 détruits l’année dernière par le gouvernement fédéral d’Ottawa. Ce sont les types de masques utilisés en ce moment dans les milieux médicaux pour protéger les soignants. Au total, 440 000 gants médicaux ont aussi été jetés

Tout ce matériel a été perdu parce qu’un entrepôt de la Réserve nationale stratégique d’urgence (RNSU) a été fermé l’an dernier. Cette Réserve sert à répondre en urgence à une situation de crise dans le pays. Elle contient notamment du matériel médical et des médicaments.

Les masques et les gants qui se trouvaient à l’intérieur avaient été achetés en 2009 et étaient périmés. C’est pour cela qu’ils ont été détruits. Le problème est qu’aucun n’a été racheté. Ce matériel aurait été très utile aujourd’hui. Le premier ministre du Canada a assuré que cela n’arriverait plus.

La question du jour

Qu’est-ce qu’un service essentiel ?

Un service est considéré comme essentiel lorsque son arrêt peut représenter un danger pour la santé ou la sécurité de la population. Les services essentiels sont donc principalement les employés des secteurs de la santé et de la sécurité publique

Depuis le début de la crise sanitaire de la COVID-19, le personnel soignant (médecins, infirmières, préposés aux bénéficiaires…) doit travailler, car il rend un service essentiel : soigner les malades

La police, les pompiers et tous les employés qui travaillent dans le domaine de la sécurité sont aussi considérés comme essentiels. 

Enfin, les employés des épiceries (gérants, caissiers, commis…) n’ont jamais cessé de travailler non plus. Ils sont essentiels pour que la population puisse continuer à se nourrir

La conception de services essentiels varie parfois d’un pays à l’autre. Par exemple, en Floride, les combats de catch ont continué à avoir lieu pendant la pandémie.

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Textes : Léa Villalba
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Une deuxième vague du virus à Singapour

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Les nouvelles du jour

Les députés de retour à la Chambre des communes

Les députés du Canada se sont réunis hier à la Chambre des communes, à Ottawa. Les séances avaient été suspendues le 13 mars pour éviter la propagation de la COVID-19. 

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau souhaitait prolonger cette suspension. Une réunion au parlement exige la présence d’une centaine de personnes, en plus des députés et des agents de sécurité. Le premier ministre voulait réduire le risque de propager (diffuser) le virus.

Mais le Parti conservateur voulait quand même que les députés se réunissent de nouveau en personne. Il considère que les débats des députés sont essentiels à la démocratie, même en temps de crise. Il a finalement été décidé que les députés devraient assister à une séance aux Communes chaque semaine en personne et à deux réunions virtuelles à distance.

Bouffée d’air pour les CHSLD

« La situation devrait être sous contrôle », a annoncé le premier ministre du Québec. D’ici demain, les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) devraient avoir le personnel qui leur manquait, à savoir environ 2000 personnes. 

Des médecins spécialistes et généralistes, des infirmières, des étudiants et des préposés ont proposé de venir aider les aînés en ce temps de pandémie. Des membres des Forces armées canadiennes ont aussi été envoyés. La situation reste encore compliquée dans les résidences pour aînés qui comptabilisent plus de 80 % des personnes décédées au Québec.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte 38 205 personnes infectées par le coronavirus, dont 20 126  au Québec. Jusqu’à maintenant, 1884 malades sont morts dans le pays, dont 1041 au Québec. Dans le monde, plus de 2,5 millions de personnes ont été atteintes et 171 810 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

La recherche de vaccin avance en Chine

La Chine a annoncé passer à la phase 2 des tests pour deux de ses vaccins en cours d’expérimentation. Ces chercheurs sont les premiers à passer à cette étape. 

Tester un vaccin se fait en trois phases. La première consiste à réaliser des tests sur une dizaine de personnes volontaires en bonne santé pour vérifier que le corps réagit bien à la substance (au produit). 

Une centaine de participants entrent en jeu dans la deuxième phase. Certains ont même des maladies qui les rendent plus vulnérables (fragiles) (maladies du cœur, des poumons…). La troisième et dernière phase permet de tester le vaccin sur un très grand nombre de personnes. 

Des scientifiques dans le monde entier cherchent à développer un vaccin contre la COVID-19. La mise au point d’un vaccin prendra un an à un an et demi.

Un mois de plus de confinement pour Singapour

Le confinement à Singapour est prolongé jusqu’au 1er juin. Le pays d’Asie du Sud-Est avait réussi à freiner le coronavirus grâce à un contrôle strict de sa population. 

Mais, depuis le début du mois d’avril, le pays fait face à une deuxième vague de COVID-19. Plus de 1000 nouveaux cas ont été annoncés en début de semaine. 

Ces contaminations s’expliquent notamment par la multiplication du nombre de tests réalisés dans les zones surpeuplées (dans lesquelles vit beaucoup de monde) et insalubres (sales). Ce sont des travailleurs immigrants qui vivent la plupart du temps dans ces endroits.

Initialement, les écoles, les entreprises non essentielles et le confinement devaient prendre fin le 4 mai. Mais c’est remis à plus tard.

À ce jour, Singapour compte 9125 personnes infectées et 11 en sont mortes.


Un jour, un chiffre

128 millions de dollars

C’est le montant récolté par le concert One World en fin de semaine. La chanteuse Lady Gaga a organisé cet événement en ligne qui a réuni plus de 70 artistes tels que Céline Dion, Taylor Swift, Billie Eilish ou encore Angèle.

Le spectacle a duré plus de 8 heures et était diffusé en direct sur les réseaux sociaux. Les spectateurs pouvaient donner de l’argent pour venir en aide aux soignants dans la lutte contre la COVID-19. Les 128 millions de dollars récoltés serviront à fournir des équipements médicaux. 

Un autre spectacle est organisé dimanche prochaine, mais cette fois-ci avec des artistes et personnalités canadiennes comme Céline Dion, Marie-Mai, Michael Bublé, Alessia Cara… Plusieurs chaînes télévisées et réseaux sociaux diffuseront l’événement, Stronger Together, Tous ensemble. Le but : récolter de l’argent pour les banques alimentaires canadiennes.

La question du jour

Pourquoi faut-il se laver les mains ?

Depuis le début de la pandémie, les autorités sanitaires du monde entier recommandent de se laver régulièrement les mains. C’est un geste qui permet de se protéger du virus et qui évite de contaminer les autres. Mais comment ? 

Le coronavirus pénètre dans l’organisme par les voies respiratoires comme le nez et la bouche. La contamination peut aussi se faire indirectement par les mains. Si on serre la main de quelqu’un qui est infecté ou si on touche un objet contaminé, nos mains sont alors infectées. Si on se touche ensuite les yeux, la bouche ou le nez, on laisse le virus entrer dans notre corps. En moyenne, on se touche le visage 20 fois par heure ! Il faut donc se laver les mains plusieurs fois par jour.

Lorsqu’on se frotte et se rince les mains, on détruit les microbes à la surface. Se laver les mains détruit la membrane (enveloppe) du coronavirus. Le savon sert quant à lui à détruire certaines molécules du virus. Il perd alors son pouvoir infectieux (ce qui rend malade). 

Il faut se laver les mains pendant au moins 20 secondes. Cela permet au savon de mousser et de prendre le temps de décomposer l’enveloppe du virus. De plus, il faut prendre le temps d’aller nettoyer tous les recoins de la main : les poignets, les ongles, entre les doigts…

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Pas d’école avant le 4 mai… finalement

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Les nouvelles du jour

La frontière avec les États-Unis fermée jusqu’au 21 mai

La frontière entre le Canada et les États-Unis restera fermée 30 jours supplémentaires. Le premier ministre Justin Trudeau a pris cette décision pour « protéger les gens des deux côtés de la frontière ». Le président américain, lui, voulait rouvrir la frontière la semaine dernière. Mais il n’a pas été suivi par Justin Trudeau.

Seuls l’alimentation et le matériel médical continuent de pouvoir traverser la frontière. La plus grande frontière terrestre du monde avait été fermée le 21 mars pour un mois. Le but : lutter contre la propagation du coronavirus. 

Les frontières canadiennes sont aussi fermées à tous les voyageurs internationaux. Cette mesure s’applique jusqu’au 30 juin prochain. Seuls les citoyens canadiens et les résidents permanents peuvent rentrer au pays. 

Pas de date pour la reprise des classes

Les écoles ne rouvriront pas avant le 4 mai prochain. Quand elle devra avoir lieu, la réouverture sera annoncée au moins deux semaines en avance. Pour l’instant, aucune date n’a été avancée même si elle pourrait avoir lieu avant juin, selon le premier ministre du Québec. 

Le gouvernement québécois étudie tout de même la possibilité de rouvrir les services de garde pour tous les enfants à partir du 4 mai. Des précautions devront être mises en place pour garantir la sécurité des jeunes et du personnel. Il faudrait notamment que les enfants puissent rester à une distance de sécurité les uns des autres en tout temps.

En ce moment, les services de garde n’accueillent que les enfants des travailleurs essentiels, comme le personnel médical et policier. La réouverture permettrait aux parents d’autres secteurs de retourner travailler.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte 36 670 personnes infectées par le coronavirus, dont 19 319 au Québec. Jusqu’à maintenant, 1710 malades sont morts dans le pays, dont 939 au Québec. Dans le monde, plus de 2,4 millions de personnes ont été atteintes et 168 500 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Brésil : Bolsonaro toujours contre le confinement

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a participé à une manifestation contre le confinement cette fin de semaine avec 600 personnes. Quelques jours plus tôt, il avait limogé (exclu) son ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, car il était partisan de règles strictes de confinement.

Le président brésilien est opposé à la quarantaine de la population. Il considère que la COVID-19 n’est qu’une « petite grippe » et que les conséquences du confinement sont trop graves pour l’économie et la liberté des Brésiliens. Les gouverneurs des 26 États du pays, eux, sont favorables au confinement. 

Le Brésil est le pays d’Amérique latine le plus touché par la COVID-19. On dénombre à ce jour plus de 38 000 personnes infectées et 2462 décès.

L’immunité collective : une solution contre la pandémie ?

Plusieurs pays souhaitent essayer une autre solution que le confinement pour lutter contre le virus. C’est le cas de la Suède par exemple. Ils veulent, au contraire, exposer le plus grand nombre d’habitants pour atteindre « l’immunité collective ».

Cette idée est basée sur le fait que les personnes qui ont attrapé un virus développent des anticorps, qui les protègent contre la maladie. Ils sont alors immunisés et ne peuvent plus être contaminés par ce virus. Si un nombre suffisant de personnes sont immunisées, l’épidémie s’arrête puisque le virus ne peut plus circuler. 

Pour la COVID-19, il faudrait qu’environ 60% de la population soit immunisée, selon les spécialistes. Pour l’instant, on estime que seulement 1 à 6% des Québécois le sont, environ 10% pour les Français. 

Cependant, l’immunité collective ne semble pas être encore une solution sûre. La Chine a par exemple constaté que plusieurs personnes ont été contaminées par la COVID-19 après l’avoir déjà attrapée une fois. 


Un jour, un chiffre

19 000

C’est le nombre de personnes qui se sont inscrites à la plateforme Je contribue. C’est un site où les citoyens peuvent proposer leur aide pour lutter contre la COVID-19. Il s’adresse aux personnes qui ont perdu leur emploi et qui ont moins de 70 ans. 

Elles doivent avoir de l’expérience ou une formation en santé ou en services sociaux. Avec cette plateforme, elles peuvent être placées dans des milieux qui ont besoin de personnel, comme les CHSLD.

La question du jour

C’est quoi le PIB ?

Le PIB de nombreux pays chute. Le PIB, c’est le Produit intérieur brut. Il mesure la richesse d’un pays en fonction de la valeur de sa production de biens et de services pendant une année. Les biens sont la construction de maisons ou de voitures par exemple. Les services, ce sont les coupes faites par les coiffeurs ou des cours privés de français par exemple. 

Si un pays produit beaucoup, cela signifie que l’économie va bien. Plus son PIB est élevé, plus le pays est considéré comme étant riche. Par exemple, le PIB du Canada est d’environ 46 000$ par habitant. Celui du Soudan du Sud, un pays d’Afrique en guerre, n’est que de 236 $ par habitant.

En ce moment, la plupart des pays de la planète ont mis leur économie sur « pause » : beaucoup d’entreprises ont dû fermer, de nombreux travailleurs sont sans emploi. La production de biens et de services a donc beaucoup diminué. Par conséquent, la richesse des pays aussi. Au Québec, on estime que le PIB chuterait d’environ 5%, 8% environ en France et 9% au Canada.

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Textes : Léa Villalba
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125 militaires en aide aux aînés

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Les nouvelles du jour

L’armée dans les CHSLD

Des militaires sont en route pour aider les CHSLD au Québec. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le premier ministre Justin Trudeau. Au total, 125 membres des Forces armées canadiennes (FAC) prêteront main-forte aux préposés aux bénéficiaires dans les Centres d’hébergement de longue durée (CHSLD).

Ce sont eux qui prodiguent (donnent) les soins de tous les jours (laver, nourrir, etc.) aux personnes âgées. Ils ne sont pas assez nombreux pour assurer les soins en ce moment. 

Les militaires envoyés dans les CHSLD ont une formation médicale. C’est le gouvernement du Québec qui avait demandé de l’aide, car la situation dans les CHSLD est très préoccupante
Les militaires devaient être sur place dès cet après-midi pour évaluer les besoins. Le soutien de la Croix-Rouge et de bénévoles pourrait s’ajouter.

Moins de détenus dans les prisons

L’Ontario, le Québec, la Turquie, etc. réduisent le nombre de personnes dans les prisons. Ils craignent des épidémies meurtrières à cause de la promiscuité (la distance réduite).

Les 17 prisons québécoises comptent environ 600 prisonniers en moins depuis le début de la crise de la COVID-19. En Ontario, le chiffre monte à 2000. En Turquie, 90 000 prisonniers voient leur peine réduite pour libérer les prisons. C’est le tiers des détenus de tout le pays.

L’idée de réduire le nombre de personnes emprisonnées avait déjà été soulevée au Canada. Ce sont les détenus les moins dangereux, ceux qui peuvent bénéficier de remises de peine (baisse de la longueur d’une peine de prison) pour bon comportement par exemple qui sont libérés. Les prisonniers dangereux ne sont pas concernés par ces mesures.

Au Québec, 41 détenus étaient infectés par la COVID-19 mardi.

Le bilan du jour

Aujourd’hui, le Canada compte 31 600 personnes infectées par le coronavirus, dont 16 800 au Québec. Jusqu’à maintenant, 1354 malades sont morts dans le pays, dont 688 au Québec. Dans le monde, plus de 2,1 millions de personnes ont été atteintes et 149 000 sont mortes.


Comment ça se passe ailleurs ?

Une autre cause à la pandémie ?

Plusieurs pays pensent que la Chine cache certaines données sur l’origine du virus. Il s’agit notamment des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni.

Jusqu’à présent, on pensait que le coronavirus était apparu sur un marché d’animaux vivants, à Wuhan, en Chine. Un animal contaminé aurait à son tour infecté un humain, qui l’aurait transmis à d’autres et ainsi de suite. 

Mais le virus serait peut-être plutôt sorti par erreur d’un laboratoire chinois. Il étudiait les coronavirus chez les chauves-souris. Les mesures de sécurité n’auraient pas été suffisantes pour le contenir à l’intérieur.
La Chine a démenti (rejette) toute tentative de dissimulation (cachotterie). Mais elle a revu à la hausse le nombre de morts à cause du virus aujourd’hui.

Au total, 4632 personnes sont mortes, soit  40 % de plus que ce qui avait été annoncé initialement (au début). Ce sont surtout des personnes décédées chez elles sans savoir qu’elles avaient la maladie qui explique cette augmentation.

Le président des Philippines veut envoyer l’armée

Pour faire respecter les mesures de confinement, le président philippin, Rodrigo Duterte, a menacé, hier, de mettre en place la loi martiale. Dans ce cas, c’est l’armée qui prend le pouvoir. La loi martiale est décidée quand un pays traverse une crise grave ou dans le cas d’un coup d’État (quand une personne essaie de voler le pouvoir au dirigeant en place) avec l’aide des militaires.

La moitié des habitants de ce pays d’Asie-du-Sud-Est est confinée depuis le 11 mars. L’achat de nourriture et de médicaments est la seule sortie autorisée. Le président des Philippines a déjà beaucoup fait parler de lui depuis son élection en 2016. Il a notamment appelé les habitants à assassiner les vendeurs et les consommateurs de drogue pour mettre fin au trafic dans son pays.
À ce jour, les Philippines comptent plus de 5600 cas de COVID-19 et 387 morts.


Un jour, un chiffre

3 millions de dollars

C’est la somme totale que 2100 Québécois doivent payer en contraventions depuis le début du confinement. Les policiers leur ont remis ces amendes, car ils ne respectaient pas les règles de confinement ou de distanciation sociale. 

Plusieurs ont participé à des rassemblements (matchs de soccer dans les parcs, partys). Certains commerces non essentiels sont aussi restés ouverts alors que le gouvernement leur avait donné l’ordre de fermer. Plusieurs contraventions ont été données à des personnes itinérantes (sans domicile).

Des voix s’élèvent pour dénoncer, parfois, des contraventions abusives (exagérées) et de la discrimination (différence injuste envers certains groupes de personnes). Les montants des amendes varient de 1000 à 6000$ par personne selon l’infraction (la faute commise).

La question du jour

Pourquoi certains malades meurent-ils de la COVID-19 ?

Le virus s’attaque aux cellules de la gorge, du nez et des bronches (conduit par lequel l’air se rend aux poumons). Chez environ 14% des personnes infectées, la COVID-19 provoque une pneumonie. Les poumons sont alors enflammés. À ce stade, le malade doit être hospitalisé. C’est une réaction trop forte de son système immunitaire (de défense) qui ne connaît pas ce nouveau virus.

Une petite part des personnes infectées, environ 4 à 5%, en meurent. Dans ce cas, les poumons sont gravement touchés. Ils n’arrivent plus à faire leur travail, qui est principalement de distribuer l’oxygène aux différents organes. Les malades sont alors en détresse respiratoire aiguë. Un respirateur est nécessaire pour les aider à respirer. Si les poumons réussissent à guérir et à fonctionner seuls, la personne est sauvée.

Le système immunitaire est plus fragile en vieillissant. Les risques de contracter (avoir) une pneumonie sont donc plus grands chez les adultes et, surtout, les personnes âgées. D’après les scientifiques, seul un vaccin pourrait empêcher la COVID-19 d’être mortelle. Vu qu’il s’agit d’un nouveau virus, il faudrait entre un an et un an et demi pour en créer un. 

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Textes : Léa Villalba
Visuel de la rubrique : Amélie Bérubé

Merci à The Noun Project pour les illustrations.